Favoriser l’insight en coaching


 

 

L’insight en coaching est un moment d’illumination, une soudaine prise de conscience du client, qui éclaire son problème d’un jour nouveau, mettant en lumière brusquement de nouvelles perspectives, tout en l’ouvrant à de nouvelles solutions.

 

L’insight en coaching est ce qui permet de basculer du problème aux solutions, c’est donc ce qui oriente vers les résultats visés par le contrat de coaching.

Comment et pourquoi essayer de faire la différence entre coach et consultant ? Beaucoup de consultants deviennent coach, à la fois par goût et par conviction, souvent à un moment clé d’une transformation personnelle intérieure.

  • Dans le cadre de la supervision, nous en accompagnons beaucoup dans l’évolution de leur posture et la transformation de leur cadre de référence.
  • Dans notre formation au coaching d’équipe aussi, il y a toujours des consultants qui viennent pour entamer ou confirmer une reconversion vers les métiers du coaching.

Du coup, la question se pose souvent à nous de faire la différence entre coach et consultant.

Par ailleurs, les clients qui nous demandent de leur faire une offre d’accompagnement, ont parfois en référence celles que des consultants leur ont préalablement transmises. Du coup, ils nous demandent ce qui spécifie notre contribution et quelle est la différence entre coach et consultant.

Nous allons essayer de répondre à cette question dans cet article, qui inspirera peut-être les coachs en situation de devoir se différencier sur le marché …

Pour se connecter avec ses solutions intimes, qui sont au centre de son être (et à l’extérieur du problème posé par le mental), le client doit revenir au centre de lui-même. Ce retour au centre, brutal parfois, est ce que l’on appelle l’insight en coaching, la prise de conscience. Et c’est ce que l’on recherche en coaching, pour le plus grand bénéfice du client, qui trouve par lui-même et en lui-même les solutions auxquelles il aspire pour résoudre le problème dans lequel il s’est exilé tout seul !

 

L’insight en coaching ne suffit pas, mais il déclenche l’abréaction

Dans le schéma suivant, on voit un cheminement qui va du pourtour vers le centre (la courbe rouge de l’insight). Quand la conversation tape dans le mille, quand elle touche au « centre de la cible », la conscience s’éveille et l’énergie latente du client se déclenche (voir à ce sujet : feed-back coaching)

Cette énergie vitale de l’être profond (le point rouge au centre du schéma) cherche ensuite naturellement à ressortir  pour s’exprimer et s’incarner dans le concret des comportements (la courbe représentée en vert dans le schéma ci-dessus).

 

Mais au passage, elle déclenche des émotions (et elle fait le ménage à l’intérieur du cadre de références aussi, remettant en place pas mal de chose, quitte à changer l’alignement personnel…).

 

Ce déclenchement émotionnel est appelé par les spécialistes : l’Abréaction (du moins c’est comme ça que je l’ai compris, sans avoir lu des tonnes de livres sur la question… ). – voir notre article : ressentir les émotions.

 

En effet, la prise de conscience ne suffit pas : sans l’abréaction émotionnelle, l’ouverture et la compréhension nouvelles resteraient dans l’esprit, mais ne suffiraient pas à transformer la personne, à changer ses comportements. Pour qu’il y ait changement concret et réel, il faut qu’il y ait impact émotionnel positif. Il faut refaire le chemin du centre vers la surface en passant par cette zone sensible qui est entre le centre et la surface.

 

…Si on devait parler en spiritualistes, nous dirions peut-être qu’entre l’esprit qui a compris et le corps qui va agir, il y a encore l’âme qui doit intégrer (sinon le changement n’est qu’un leurre, il n’aura pas lieu jusqu’au bout et d’une manière durable)

 

Insight et inconfort émotionnel

Pour parvenir à l’insight en coaching, l’attention se porte de la surface (les éléments factuels de la situation, qui engage la cuirasse caractérielle du client)  vers les émotions qui affleurent sous le masque social polissé. Par voie de conséquence, avant de parvenir à l’insight en coaching, le client ressent parfois l’émergence d’émotions plus ou moins inconfortables. Tout seul, il les éviterait en compensant par diverses stratégies qui lui sont habituelles (changer de sujet, allumer une cigarette, se disputer avec quelqu’un, sentir un coup de fatigue soudain qui le décharge, etc… si vous regardez en vous-même vous verrez que c’est plus ou moins toujours les mêmes leviers auxquels vous recourrez pour vous défendre de la remontée de certaines émotions inconfortables). Ces émotions sont justement les opacités qui empêchent d’accéder au centre où se trouvent les solutions et les ressources intérieures.

Mais, grâce à l’accompagnement d’un coach qui connaît ce parcours pour l’avoir vécu lui-même de nombreuses fois, le client va pouvoir les accueillir, les voir sans les juger, sans les manipuler, juste : les accepter et les traverser. (voir : accepter la réalité)

 

Cette « traversée » du client n’est pas toujours confortable non plus pour le coach, qui peut servir malgré lui de bouc émissaire au client, quand celui-ci se défend des émotions qu’il ne veut pas ressentir. Une de ses stratégies d’évitement peut être de dire : « je me sens perdu, on n’avance pas, je ne comprends pas où vous voulez en venir… » (alors même que le coach ne veut en venir nulle part ! C’est le client lui-même qui a sollicité cet accompagnement pour aller du problème à la solution, de la surface vers l’intérieur…).

 

Mais quand on se défend de ce dont on a peur, on perd parfois l’objectivité, et on peut s’en prendre aux autres pour leur faire porter notre responsabilité. C’est pas bien méchant, pas bien grave, mais parfois inconfortable pour le coach qui peut se trouver en quelque sorte remis en question par le client au beau milieu du gué… C’est là que le recours à la coach supervision s’impose, pour bien voir ce qui se passe et ne pas se laisser entraîner par ses propres mécanismes de défense et de souffrance, qui idéalement, ne devraient pas interférer avec le coaching du client… (mais nul n’est parfait. Et quand cela se produit, ce n’est pas bien grave non plus, on peut en parler et en tirer ensemble des enseignements complémentaires. La relation en sort grandie et le coaching amélioré).

 

 

Pr. JACOB 00237 694 794717

 

Qui provoque l’insight en coaching ? Le coach ? Quelle prétention ! Alors qui provoque l’insight en coaching, à votre avis ?…

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